électricité
Publié le 26 Octobre 2026

Un nouvel arrêté du 30 septembre 2026, publié au Journal officiel le 3 octobre, vient encadrer plus strictement les travaux de rénovation énergétique bénéficiant d’aides publiques. À partir du 1er janvier 2027, lorsqu’une entreprise fait appel à de la sous-traitance pour ce type de travaux, elle devra disposer d’un « signe de qualité » répondant à des conditions précises.
Si vous êtes propriétaire, locataire, occupant à titre gratuit ou syndic de copropriété et que vous envisagez des travaux de rénovation énergétique aidés (isolation, changement de chauffage, etc.), cette évolution vous concerne directement. Elle vise à renforcer la traçabilité, les contrôles et la responsabilité des entreprises qui interviennent chez vous.
L’arrêté du 30 septembre 2026 a été pris en application du II de l’article 26 de la loi contre toutes les fraudes aux aides publiques. L’objectif affiché est clair : sécuriser l’utilisation de l’argent public destiné à la rénovation énergétique des logements et limiter les dérives (travaux mal réalisés, entreprises peu fiables, montages complexes de sous-traitance…).
Concrètement, ce texte modifie l’article 1er d’un précédent arrêté du 1er décembre 2015, qui encadrait déjà les signes de qualité exigés pour certains travaux de rénovation énergétique. Il ajoute surtout une nouvelle annexe III entièrement consacrée aux signes de qualité liés :
En toile de fond, l’idée est de mieux suivre qui fait quoi sur votre chantier, de renforcer les contrôles possibles et de responsabiliser l’entreprise principale qui vous facture les travaux.
Le texte vise d’abord les acteurs professionnels, mais ses effets se répercutent sur tous les particuliers qui font des travaux aidés. Sont notamment concernés :
Mais l’arrêté précise qu’il s’adresse aussi à « toute personne qui effectue des dépenses de rénovation énergétique ouvrant droit à des aides publiques ». Autrement dit :
Si vos travaux sont financés, même en partie, par des aides publiques à la rénovation énergétique, vous entrez dans le champ de cette nouvelle règle.
À compter du 1er janvier 2027, lorsqu’une entreprise a recours à un sous-traitant pour réaliser des travaux de rénovation énergétique aidés, elle devra obligatoirement détenir un signe de qualité répondant aux conditions fixées par l’arrêté et sa nouvelle annexe III.
Pour vous, cela se traduit par plusieurs points importants :
En pratique, cela ne change pas le fait que vous puissiez passer par une entreprise qui sous-traite une partie des travaux. Mais le cadre dans lequel cette sous-traitance se fait est davantage encadré, avec un accent mis sur la qualité et la responsabilité.
L’arrêté du 30 septembre 2026 prévoit une date d’application précise : ces nouvelles obligations s’imposent à partir du 1er janvier 2027.
Deux conséquences pour vous :
Le texte ne détaille pas les situations de transition (devis signé avant 2027, travaux réalisés après, etc.). Si vous êtes dans un cas limite, il peut être utile de vous faire préciser par l’entreprise à quel cadre elle se réfère et comment elle anticipe cette évolution.
L’arrêté ne décrit pas en détail les démarches à accomplir par les particuliers, mais il permet de dégager quelques réflexes utiles si vous financez vos travaux par des aides publiques :
En règle générale, plus les intervenants sont clairement identifiés et plus le cadre réglementaire est respecté, plus vos travaux ont de chances d’être réalisés dans de bonnes conditions et de correspondre réellement aux performances énergétiques annoncées.
Avec l’arrêté du 30 septembre 2026, l’État renforce le contrôle autour des travaux de rénovation énergétique financés par des aides publiques, en ciblant particulièrement les situations de sous-traitance. À partir du 1er janvier 2027, les entreprises qui sous-traitent ce type de travaux devront disposer d’un signe de qualité répondant à des exigences précises, avec une traçabilité et une responsabilité mieux encadrées.
Si vous envisagez des travaux de rénovation énergétique aidés pour votre maison ou votre copropriété, cette nouvelle règle est un élément de plus à avoir en tête au moment de choisir vos intervenants et de planifier vos travaux. Pour sécuriser votre projet, vous pouvez vous faire accompagner par des professionnels capables de vous informer clairement sur le cadre réglementaire et sur la cohérence entre vos diagnostics (DPE, audit énergétique) et les travaux envisagés.